Des personnages illustres ou de grands écrivains ont fréquenté ou habité Verneuil et son château.

 


Les personnages celebres de Verneuil

Estienne Aleaume
Né d’une famille originaire d’Orléans, Estienne Aleaume, écuyer et seigneur de la Motte, acquiert le 21 décembre 1517 les terres les seigneuries de Verneuil et de Vernouillet. Il épouse Jeanne Tenon et ont 4 enfants.
A partir de 1520, il devient aussi seigneur de Bazincourt. Pour les seigneuries de Verneuil et de Bazincourt qui dépendent directement du Roi, il doit promettre fidélité à François 1er par l’acte de foi et hommage. C’est chose faite le 15 février 1527. Il meurt à Verneuil en septembre 1555. Son fils Louis fréquentait les poètes de La Pléiade.

René Dolu
En 1598, après son mariage avec Marie Aleaume, René Dolu, seigneur d’Ivoy en Berry, reçoit la seigneurie de Verneuil. René Dolu est le fils de Jehan Dolu, bourgeois de Paris, notaire et secrétaire du Roi. Il devient maître de la Chambre aux deniers et grand audiencier de France. Le 15 septembre 1599, il marie sa fille Marie avec Jacques Olier, conseiller au Parlement de Paris, puis intendant à Lyon et conseiller d’Etat. Il leur donne la seigneurie de Verneuil.

Jean-Baptiste Jacques Olier
Il naît en 1662. Seigneur de Préaux, il prend le titre de marquis de Verneuil. Il devient conseiller de Louis XIV, commis de Louvois et premier Chambellan de Monsieur, frère de Louis XIV en 1698. Il épouse le 22 février 1690 Marie de Malherbe. Il meurt le 17 juillet 1711.

Anne Nicole de Lamoignon, comtesse de Sénozan
Née en 1718. Elle achète la seigneurie de Verneuil en 1780. Le jardinier du château cultive les orangers pour lesquels Madame de Sénozan a fait construire l’orangerie. En juillet 1788, elle quitte la rue Montmartre, où elle habite non loin de son frère pour aller rue Saint-Honoré. Le grand architecte Antoine dirige les travaux d’installations et rénove l’hôtel à la mode du jour. Le 4 novembre 1793, Anne Nicole est arrêtée et conduite en prison. Faute de place, elle est ramenée chez elle où 2 sans-culottes sont chargés de la garder. En avril 1794, Anne Nicole Lamoignon de Sénozan, âgée de 75 ans, est transférée à la maison d’arrêt de Port-Royal. Après le jugement, elle est conduite à l’échafaud dans la même charrette que la sœur de Louis XVI, Élisabeth de France. Elle est guillotinée le 10 mai 1794. Son illustre frère Guillaume-Chrétien de Lamoignon de Malesherbes, ministre d’Etat, permit l'achèvement de l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert.
Avocat du roi Louis XVI, il est arrêté en décembre 1793 et guillotiné avec toute sa famille. Le célèbre peintre et pastelliste Maurice Quentin de La Tour, fit le portrait de la comtesse de Sénozan en 1738.
Son œuvre la plus célèbre, Madame de Pompadour (1755), témoigne de la sensibilité avec laquelle le peintre parvenait à rendre vivant le cadre dans lequel posait son modèle. Tous ses pastels sont un résumé de sa vie, mais aussi une véritable anthologie des personnalités qui marquèrent le siècle de Louis XV. Il confessait, au sujet de ses modèles : "Ils croient que je ne saisis que les traits de leurs visages, mais je descends au fond d'eux-mêmes à leur insu et je les remporte tout entier".

Albert-Marie de Romé, marquis de Vernouillet
Né à Verneuil le 13 juin 1730, il devient marquis de Vernouillet à la mort de son frère André-Charles Louis tué à la bataille de Minden le 1er août 1759. Il fut, comme son frère, lieutenant-colonel de cavalerie et chevalier de l’Ordre royal et militaire de Saint-Louis. Il épouse le 14 février 1759 Marie Nicole Dionis des Carrières. Il se sépare en 1773, contre 900 000 livres, de la seigneurie de Verneuil, au profit de Pierre Louis Paul Randon de Lucenay, ancien Maréchal Général des Logis des armées du Roi. Il est commandant de la garde nationale à Blois quand le Comité de salut public l’accuse de vouloir livrer la ville aux Vendéens. Il est condamné à mort et meurt sur l’échafaud le 15 novembre 1793, en compagnie de Pierre Gilbert de Voisins, seigneur de Villennes et Médan.

Jacques-Denis Antoine
Né en 1733, il fut l’un des architectes parisiens les plus appréciés de la fin de l'Ancien régime. En 1768, il emporte le concours de la reconstruction de l'hôtel de la Monnaie, quai de Conti à Paris. Il s'emploie à son édification entre 1771 et 1777. En 1770, Antoine est nommé membre de l'Académie d'architecture. L'année suivante, il fait un voyage en Italie avec Charles de Wailly. A son retour, son style évolue vers une créativité plus grande et un retour à l'antique (hôtel de ville de Cambrai, escalier et salle des pas perdus du palais de Justice et hôpital de la Charité à Paris). En 1773, il est reçu à l'Académie royale d'architecture. Il est également l'auteur des hôtels parisiens de Maillebois et de Fleury (école des Ponts et Chaussées), de Berwick (à Madrid), ainsi que l'hôtel des Monnaies de Berne. Il meurt en 1801. Il dirigea la rénovation du château de Verneuil et prodigua ses conseils pour la restauration de la Grande rue.

Suzanne le Peletier de Saint-Fargeau
Fille de Louis Michel Le Peletier de Saint-Fargeau, président au mortier du Parlement de Paris avant 1789, élu député de la Noblesse aux Etats généraux puis de l'Assemblée constituante, dont il devient président le 2 juin 1790. Il vote la mort de Louis XVI, raison pour laquelle il est assassiné au Palais-Royal par un ancien garde du corps de Louis XVI en janvier 1793. Considéré comme le premier martyr de la Révolution il est inhumé au Panthéon. Sa mort a été peinte par David. Dans un élan d’enthousiasme, la Convention, au nom du peuple français, adopte Suzanne pour fille. On l’appellera Mademoiselle Nation. Son cas servira d’exemple pour établir la loi sur l’adoption. Elle se marie avec Léon Le Peletier, comte de Mortefontaine et aura 2 enfants : Marguerite Marie Louise née le 28 octobre 1809 (qui deviendra Madame de Boisgelin) et Suzanne Françoise le 8 août 1811 (qui deviendra Madame Ernest de Talleyrand-Périgord).
Le 17 septembre 1817, l’acte de vente du château de Verneuil est signé entre les Tocqueville et Madame de Mortefontaine. Elle s’éteint à l’âge de 47 ans, le 19 août 1829. Son portrait est réalisé en 1806 par David, peintre officiel du Premier Empire. Sa première représentation majeure est Bonaparte au Grand Saint-Bernard. Il réalisera Le Sacre de Napoléon en 3 ans.

Marguerite Le Peletier de Mortefontaine, marquise de Boisgelin
Marguerite Le Peletier de Mortefontaine naît le 28 octobre 1809 à Paris. Elle se marie le 15 mars 1827 avec Edouard de Boisgelin (issu d’une famille illustre). Des appartements leur sont réservés au château de Verneuil. Edouard de Boisgelin décède le 2 janvier 1866 à Saint-Fargeau (Yonne). Marguerite décèdera le 10 août 1890 à Paris.

Suzanne Françoise Aglaé, comtesse de Talleyrand-Périgord, la mère de Marguerite
Fille de Louise Suzanne le Peletier de Saint-Fargeau, Suzanne Françoise naît le 8 août 1811. Elle épouse le 14 octobre 1830, le vicomte Ernest de Talleyrand-Périgord. Ainsi intervient à nouveau dans l’histoire de Verneuil, la famille dont le représentant le plus connu est sans conteste Charles Maurice, en un mot Talleyrand. Elle meurt au château de Verneuil le 24 septembre 1893.

Marguerite de Talleyrand-Périgord, Princesse de Ligne
Fille de Suzanne Françoise Aglaé, comtesse de Talleyrand-Périgord, elle naît le 29 mars 1832 à Paris. Elle épouse à Paris, le 30 septembre 1851, Henri Maximilien Lamoral, Prince de Ligne.

En devenant Princesse de Ligne par son mariage, l’héritière de Verneuil ajoute à la succession des châtelains un dernier nom prestigieux. Henri de Ligne (1824/1871) appartient à une très ancienne famille implantée depuis le Moyen-âge dans le Hainaut.

Elle meurt à Paris le 3 juillet 1917.

Mélanie, Princesse de Ligne
Fille de Marguerite de Talleyrand-Périgord, elle naît en 1855. Elle épouse Frédéric, duc de Beaufortin. Elle décède en 1931.

Hervé Louis François Bonaventure Clérel, comte de Tocqueville
Né en 1772 à Menou (Nièvre), seigneur de Tocqueville et de Tourlaville. Quand commence la Révolution, le jeune homme s’engage dans la garde constitutionnelle de Louis XVI. Ne pouvant rien pour le salut du Roi, il part en Picardie chez l’abbé Lesueur. Il entre en relation avec la famille de Malesherbes et épouse le 12 mars 1793, la petite fille de l’avocat du Roi, Louise Madeleine Le Peletier de Rosanbo.

A Verneuil, Hervé de Tocqueville s’efforce d’effacer les traces de la Révolution. En septembre 1804, il accepte de l’Empereur les fonctions de maire qu’il gardera jusqu’en juillet 1814. Héritier d’un vaste domaine séquestré et mal géré, il remet en état les cultures et rénove sa propriété : dépendances, pressoir, foulerie, colombier, bois et petits étangs.
En 1806, il transforme le jardin à la française du château en un parc à l’anglaise où les arbres rares, tulipiers et catalpas, voisinent avec le cytise, le chèvrefeuille, le jasmin et le jardin potager où le jeune Alexis plante des pois.Préfet du Maine et Loire en 1814, Préfet de l’Oise en 1815, puis à Dijon et Metz. Il vend le château de Verneuil le 17 septembre 1817 à Suzanne Le Peletier de Saint-Fargeau, comtesse de Mortefontaine. Il est nommé comte héréditaire par Louis XVIII et pair de France par Charles X. Il meurt à Clairoix (Oise) en 1856.

Alexis de Tocqueville

Une enfance vernolienne
En 1794, le tribunal révolutionnaire envoie ses proches à l’échafaud : son arrière-grand-père Malesherbes et sa sœur, Anne Nicole de Sénozan, châtelaine de Verneuil, ses grands-parents Rosanbo et leur fille Aline, guillotinée avec son mari, Jean-Baptiste de Chateaubriand, frère de l’écrivain. Au moment où ses parents allaient subir le même sort, Hervé de Tocqueville et Louise de Rosanbo sont sauvés par la réaction thermidorienne. Ils élèvent à Verneuil leurs neveux orphelins, Louis et Christian de Chateaubriand, avec leurs 3 fils, Hippolyte, Édouard et Alexis, né en 1805. Évoquant dans les Mémoires d’outre-tombe ses visites à Verneuil, Chateaubriand disait d’Alexis : "Il était plus gâté à Verneuil que je ne l’avais été à Combourg". Les longs séjours de vacances à Verneuil ont marqué le petit garçon, élevé dans le cadre champêtre et raffiné d’une société aristocratique. Son père, formé à la carrière de Préfet, initie ses fils à la politique. Le vieil abbé Lesueur, précepteur de 2 générations de Tocqueville, enseigne à Alexis le latin et la littérature.
De ses leçons, il retiendra l’art du style et le goût des auteurs classiques. Benjamin dans la bande des 5 garçons, il regarde avec envie ses 2 grands frères entrer avec leur père dans la garde des Princes, après la chute de Napoléon.

La découverte de l’Amérique
Alexis achève sa scolarité à Metz où son père est Préfet. Il entreprend des études de droit qui lui valent en 1827 un poste de juge-auditeur au tribunal de Versailles.

Légitimiste de tradition, hostile au nouveau gouvernement qui, après la Révolution de 1830, installe au pouvoir le roi Louis-Philippe, il aspire à d’autres horizons et obtient un congé de 18 mois pour étudier, avec son ami Gustave de Beaumont, le système pénitentiaire américain.Les 2 jeunes gens embarquent au Havre et arrivent à New-York, le 11 mai 1831. En bons reporters soucieux d’enquêter sur le Nouveau Monde, ils visitent les grandes villes des États-Unis, entrecoupant leur circuit par 2 grands voyages, le 1er vers le nord-ouest du Canada, le second vers le Sud, de la Nouvelle-Orléans à Washington.De toutes les observations et notes recueillies sur place, Alexis tire une 1ère partie de son œuvre magistrale De la démocratie en Amérique, parue en 1835, puis une seconde en 1840. Il se marie avec Mary Mottley, et hérite du château de ses ancêtres, près de Cherbourg.

L’homme public et l’homme privé
Fort du succès de son livre, Tocqueville se fait élire en 1837 député de Valognes, dans la Manche. Prophétisant la Révolution de 1848, il lance ce solennel avertissement à la Chambre : "Nous nous endormons, à l’heure qu’il est, sur un volcan". Ses écrits rencontrent un grand succès. Il est élu à l’Académie des sciences morales et politiques en 1838, et entre à l’Académie Française en 1841. Réélu à l’Assemblée Constituante de 1848 comme républicain modéré, il est nommé ministre des Affaires étrangères de juin à octobre 1849 dans le cabinet d’Odilon Barrot. Alarmé par la marche de Louis-Napoléon vers le pouvoir personnel, il proteste contre le coup d’État du 2 décembre 1851. Il sera arrêté et incarcéré à Vincennes quelques jours. Atteint de la tuberculose, il se retire des affaires et se consacre à un nouvel ouvrage, L’ancien Régime et la Révolution, où il s’efforce de dresser le bilan économique et social des événements. Cet ouvrage, publié en 1856, connaît un vif succès. Gentilhomme campagnard, il perpétue, en son château normand, la vie menée à Verneuil. Il offre l’hospitalité à ses amis et travaille dans un lieu retiré où aucun bruit ne vient troubler sa méditation. Alexis de Tocqueville meurt de la tuberculose le 16 mars 1859 à Cannes.

François-René de Chateaubriand
Né le 4 septembre 1768. Chateaubriand est issu d'une vieille famille aristocratique de Saint-Malo. Ayant perdu sa mère très jeune, il passe une enfance souvent morose dans le château de Combourg en Bretagne. Destiné à la carrière de marin, conformément à la tradition familiale, il est tenté bien davantage par la prêtrise et la poésie. A 18 ans, il est présenté au roi Louis XVI à Versailles et fréquente les salons parisiens. En avril 1791, par goût de l'aventure, il s'embarque pour l'Amérique. Il en rapporte de volumineuses notes qui vont nourrir ses œuvres littéraires, notamment son Voyage en Amérique (1826). Revenu à Saint-Malo au début de l'année 1792, il se marie puis rejoint en Allemagne l'armée contre-révolutionnaire. Blessé, malade, il se réfugie en Angleterre où il passe 7 ans d'exil et de misère. Affecté par la mort de sa mère et de l'une de ses sœurs, il se tourne vers la foi catholique dont il s'était écarté, et décide de commencer, ce qui sera la grande œuvre de sa vie, Les mémoires d'Outre Tombe, dont une partie fut écrite à Verneuil. Il se consacrera pendant 30 ans à la rédaction de ce chef-d'œuvre qui ne sera publié qu'après sa mort. Chateaubriand va faire la connaissance de Madame Récamier qui deviendra l'amour de sa vie. Nommé secrétaire d'ambassade à Rome (1803), il s'enthousiasme pour les paysages italiens. Mais, après l'exécution du duc d'Enghien (1804), il démissionne. Deux ans plus tard, il s'embarque avec sa famille pour l'Orient et visite la Grèce, la Turquie, Jérusalem. Napoléon veut que Chateaubriand soit de l'Institut et le lui fait dire par Fontanes. Sur le refus de l'écrivain, l'Empereur le menace de l'emprisonner à Vincennes.
Il est élu le 20 février 1811 année de la publication de son Itinéraire de Paris à Jérusalem, à une grosse majorité. Les hardiesses contenues dans son discours de réception émurent l'Institut. Le discours fut remis à l'Empereur qui, n'ayant pu faire fléchir l'auteur, en interdit la lecture.Chateaubriand est exilé à Dieppe, avec ses amies Madame Récamier et Madame de Staël. Durant les Cent-Jours, Louis XVIII, réfugié en Belgique, le fait ministre de l'Intérieur. Après Waterloo et l'exil de l'empereur à Sainte-Hélène, il devient Pair de France et ministre d'État. Il est nommé, en 1822, ministre des Affaires étrangères. Mais sa santé décline. Et c'est Juliette Récamier, qui recueille son dernier souffle à Paris, le 4 juillet 1848. Elle coupe une mèche sur son front et déposera sur son cœur qui a cessé de battre, un bouquet de verveine. Le 19 juillet, selon son souhait, Chateaubriand est inhumé à Saint-Malo.

Etienne-Louis Blanquart de Bailleul
Fils du baron Blanquart de Bailleul, il naît à Calais le 26 décembre 1790. Engagé très jeune dans les armées de Napoléon, il fait les campagnes de Wagram (1809), de Russie (1812), de France (1814) et celle de 1815. Il est nommé commissaire des Guerres le 6 novembre 1813 et reçoit la Légion d’Honneur le 25 avril 1821. Sous-intendant à Arras, il fait partie, de 1836 à 1840, de la société littéraire de l’Académie de la ville. Il reçoit la médaille de Sainte-Hélène, décrétée par Napoléon III, le 12 août 1857. Agé de 70 ans, il se retire à Verneuil en 1860, tout auréolé de gloire militaire. Doué d’une aptitude à versifier, le vieux militaire écrit des poèmes pleins de courtoisie et d’admiration respectueuse qu’il porte aux châtelaines de Verneuil. Il meurt le 25 avril 1883. Son corps est transféré au cimetière du Montparnasse.

Alfred de Musset
Il naît à Paris le 11 décembre 1810 au sein d'une famille où l'on a le goût des lettres et des arts. Au lycée Henri IV, il obtient en 1827 le Prix de dissertation latine au Concours général. Il a 19 ans lorsqu'il publie son 1er recueil de poèmes, Contes d'Espagne et d'Italie (1830). Alors que les romantiques font dans le monumental et les amours torturées, Musset se montre brillant, ironique et léger. Il fréquente Alfred de Vigny, Sainte-Beuve et Victor Hugo. Enfant terrible du mouvement romantique par sa fantaisie, son indépendance et son admiration pour l'art classique, Musset, comme tous les auteurs de son temps, s'oriente vers le théâtre qui procure célébrité et argent. La production de sa 1ère pièce, la Quittance du diable, est annulée à cause des troubles révolutionnaires de juillet 1830. Sa 2ème pièce, la Nuit vénitienne, est un échec total. Sifflé par le public, Musset renonce alors à la scène, mais pas à l'écriture théâtrale, qu'il exercera en toute liberté, sans se soucier des contraintes pratiques de la scène et du style à la mode.
En 1832, il publie le 1er tome d'Un spectacle dans un fauteuil, puis, en 1833, Les Caprices de Marianne. Au cours d’un dîner, Musset rencontre George Sand déjà célèbre. Ils auront une liaison orageuse, qui culminera lors d'un voyage à Venise au début de 1834. Pendant leur séjour, Musset tombe gravement malade et souffre d'hallucinations et de crises de démence. Après une série de ruptures et de réconciliations, leur liaison se termine en 1835. Cette liaison va donner à son génie la maturité qui lui faisait défaut. Il écrit Fantasio et On ne badine pas avec l'amour, pièces qui offrent un mélange de fantaisie légère et de cynisme masquant un profond désespoir. De l'épreuve bouleversante de la rupture va naître un chef-d’œuvre inclassable, réputé injouable, diamant du romantisme français, Lorenzaccio (1834). Mais un mal singulier frappe Musset : l'ennui de vivre, qu’il explique par des raisons historiques et les espoirs déçus de toute la génération née comme lui avec le siècle. Incapable de surmonter cette crise existentielle, Musset, à 28 ans, aura donné le meilleur de lui-même. Le rythme de son écriture et la qualité de sa production ralentissent. En 1840, la publication de ses principales pièces de théâtre sous le titre Comédies et proverbes, marque chez Musset la fin de sa vigueur littéraire. A 30 ans, sa vie déréglée par des abus de toutes sortes affaiblit son intellect, sa capacité de concentration et ses forces créatrices. Un événement inattendu vient illuminer les dernières années de sa vie. En 1847, la Comédie Française joue sa pièce, Les Caprices de Marianne. C'est un véritable triomphe et une surprise pour tout le monde, Musset compris. Malade, découragé malgré une double reconnaissance officielle (Légion d'Honneur en 1845 et élection à l'Académie française en 1852), il déclinera doucement dans la solitude jusqu'à sa mort dans l'indifférence quasi générale, oublié de ses contemporains, le 2 mai 1857.

Le général François Stanislas Crespin
Les Crespin, très ancienne famille de Meulan, s’implantent à Verneuil au XVIIIème siècle. François Stanislas Crespin est né à Paris le 21 août 1810. Sa carrière militaire est brillante. Le 31 mars 1831, il s’engage dans le 1er régiment de Dragons. Le 28 décembre, il passe au 2ème régiment de chasseurs d’Afrique comme maréchal des Logis. Sa bravoure et ses nombreux faits d’armes en Afrique du Nord dans les combats contre Abd-El-Kader lui valent blessures et citations. Il gravit tous les échelons de la hiérarchie militaire. Le 19 mars 1843, il reçoit la Légion d’Honneur. Il passe ensuite par l’école de cavalerie de Saumur, et est promu capitaine. Sous le Second Empire, il est nommé colonel au 6ème régiment de Cuirassiers et fait la guerre de Crimée de mai 1854 à mai 1856. Après cette campagne, le colonel Crespin préside à la fondation des Dragons de l’Impératrice, puis est nommé général en 1861. Le 16 juillet 1870, à la déclaration de guerre contre l’Allemagne, le général Crespin commande la 5ème division militaire à Metz. Prisonnier de guerre, il revient en France après la capitulation. Le 9 mars 1872, il fait valoir ses droits à la retraite et se retire à Verneuil. Le Général Crespin meurt au Petit Bazincourt le 22 décembre 1877.

Théodore Vibert
Né à Paris le 4 juin 1825, il devient avocat à la Cour d’Appel de Paris. Orientaliste distingué, il écrit à Verneuil son 1er roman Edmond Reille et la presque totalité des Girondins, poème épique de plus de 10 000 vers paru en 1860. Il rencontre à Verneuil Achille Millien. Théodore Vibert est l'auteur de nombreux ouvrages historiques. Il meurt le 14 avril 1885 à Mer (Loir et Cher). Il est enterré au cimetière de Verneuil.

Achille Millien
Né le 5 septembre 1838 à Beaumont-la-Ferrière (Nièvre), d'un père percepteur et riche propriétaire, et de Jeanne Bouteau, femme à l'intelligence fine, qui sème en lui l'amour des humbles, la sensibilité aux êtres et aux choses. Il fait de brillantes études classiques au lycée de Nevers et obtient son baccalauréat. Il revient à Beaumont comme clerc de notaire. En 1859, à la mort de son père, il abandonne la voie juridique et se consacre aux lettres et à la poésie. Ce décès le fait hériter d'une fortune lui permettant de consacrer son temps à la poésie, tout en subvenant aux besoins de sa mère. En 1870, il écrit Légendes d'aujourd'hui. Enfant, il avait souvent entendu ses voisines raconter des histoires paysannes et chanter de vieilles complaintes.
Devenu adulte, il va recueillir jusqu'au dernier mot, toute cette littérature orale qui a bercé sa jeunesse. Ses premières poésies sont publiées à Paris en 1877. En 1882, il se rend auprès de cousins cultivateurs qui détiennent déjà un abondant répertoire de leur mère. 4 de leurs 7 enfants ont pris l’initiative d'écrire sur des cahiers tout ce qu'ils ont entendu.
Les documents sont incroyablement riches et diversifiés !Achille Millien sillonne la province par voie ferrée, voitures de service, carrioles de louage, cabriolet particulier, couchant à l'auberge ou chez des proches. De 1886 à 1893, il collabore à plusieurs parutions locales en fournissant des contes populaires. Il ralentit ses enquêtes vers 1890 pour les arrêter en 1895. Il s'attache en 1892 à la traduction de poèmes étrangers et de chants d'Europe Centrale et d'Europe du Sud. A partir de 1909, frappé d'hémiplégie, il accumule mauvaise santé et tarissement des revenus. En 1921, Achille Millien est décoré de la Légion d'Honneur. Il meurt dans la misère en 1927.

Louis-Albert Bourgault-Ducoudray

Louis-Albert Bourgault-Ducoudray est né à Nantes le 2 févier 1840. Tout en achevant sa licence d’avocat, il compose un petit opéra comique L’atelier de Prague. En dehors de nombreuses tentatives romantiques, il sera l’un des premiers à se positionner comme un observateur rigoureux de cultures musicales différentes. Il arpente la Grèce dès 1875 et influence ses successeurs par l’intermédiaire de ses cours au conservatoire de Paris et par ses compositions. Grand prix de Rome à 22 ans, professeur d’histoire de la musique au conservatoire de Paris, compositeur talentueux de cantates, d’opéra comique, il crée des chorales de musique ancienne et dirige pour la 1ère fois en France La passion de Haendel. C’est en 1879, qu’il arrive par hasard à Verneuil à la recherche d’une maison de campagne : il s’endort dans le train et se réveille à la gare de Verneuil/Vernouillet. Il prodiguera ses conseils pour le choix du nouvel orgue de l’église de Verneuil.

C’est à Verneuil qu’il compose son opéra Myrdin. Il meurt à Vernouillet le 4 juillet 1910.

Emile Zola

Emile Zola est l'un des plus éminents romanciers européens du 19ème siècle. A la fois journaliste et critique, il se fait une réputation d'avocat du réalisme et de défenseur des peintres progressistes de la période pré-impressionniste. Dramaturge et polémiste, il joua un rôle décisif dans l'affaire Dreyfus. Sa vie personnelle fut étroitement liée à celle de Verneuil.

Une enfance difficile
Emile Zola est né à Paris le 2 avril 1840, unique enfant d'une mère française, Emilie Aubert, originaire de la Beauce, et d'un Vénitien de naissance et ingénieur civil, Francesco Zola. En 1843, la famille s'installe à Aix en Provence. Son père a été recruté pour la construction d'un barrage et d'un canal. Il meurt soudainement le 28 mars 1847. Sa famille se retrouve ruinée. Malgré tout, le jeune Zola connaît une enfance heureuse sous le climat ensoleillé du Midi, développant l'amour de la campagne et tissant des liens d'amitié avec le peintre Cézanne. En février 1858, il est contraint, autant par les difficultés financières de la famille que par ses ambitions littéraires, d'aller vivre à Paris. C'est un adieu à la Provence et la fin de la vie sans souci. Ils s'installent dans un quartier modeste.

Il entre en seconde au lycée Saint-Louis. L'échec de Zola au baccalauréat, en 1859, est un revers important, qui le laisse dans un mal-être profond : pauvre, déraciné et échec dans ses études. Il accepte alors de travailler et trouve des emplois mal rétribués. Il demande la nationalité française en 1861 et l’obtiendra un an plus tard. En 1862, il travaille chez l'éditeur Hachette où il se hisse au rang de chef de publicité. Ce poste lui donne l'occasion de rencontrer d'éminents écrivains et critiques, et l'encourage à opter pour une carrière de journaliste. En janvier 1866, il quitte Hachette pour se consacrer entièrement à sa carrière d'écrivain. Il publie un volume de nouvelles, Les Contes à Ninon (1864), et un 1er roman autobiographique, La Confession de Claude (1865).
En 1866, il fait scandale en défendant avec vigueur Manet pour Mon salon, un recueil d'articles sur l'art.

Les "Rougon-Macquart"
Son 1er roman important, Thérèse Raquin (1867), révèle son intérêt pour la peinture et l'influencedu réalisme balzacien sur sa technique romanesque et l'impact des idées scientifiques, contemporaines et antérieures, sur son développement intellectuel, ses principes esthétiques et son art.Inspiré par l'exemple de La Comédie humaine de Balzac, Zola dresse en 1868 les plans d'une série de romans qui deviendront plus tard les 20 volumes du cycle des Rougon-Macquart, histoire naturelle d'une famille sous le Second Empire, et constitueront sa préoccupation première pendant 25 ans. La série retrace la vie des membres d'une famille dans des contextes sociaux et politiques variés, du Coup d'Etat de Louis-Napoléon, en décembre 1851 à la chute du régime impérial, au moment de la guerre Franco-Prussienne et de la Commune de 1870/1871. Chaque roman, partie intégrante de la série, forme un tout, avec sa propre intrigue, son thème principal et ses personnages. Parmi les chefs-d'œuvre reconnus de la série, L'Assommoir (1877) illustre la vie dans certains bas quartiers de Paris à travers les mésaventures de Gervaise Macquart, tandis que, dans Germinal (1885), le fils de Gervaise, Etienne Lantier, prend part au violent conflit des mineurs grévistes dans le Nord. D'autres romans couvrent des thèmes tels que la corruption et les vices du régime impérial (La Curée, Nana), les intrigues politiques de l'Empire (La Conquête de Plassans, Son Excellence Eugène Rougon), les mœurs de la classe moyenne (Une page d'amour, Pot-bouille), le commerce et les nouveaux grands magasins (Au bonheur des dames), le milieu des artistes (L'œuvre), la vie paysanne (La Terre), le meurtre et les chemins de fer (La Bête humaine), le monde des finances (L'Argent), la guerre franco-prussienne (La Débâcle). Après l'achèvement des Rougon-Macquart (1893), Zola est reconnu comme le romancier le plus éminent et le plus influent de son temps, bien que le monde littéraire refuse de le reconnaître et de l'accepter à l'Académie française.

Deux familles
Le 31 mai 1870, il épouse Alexandrine Meley, sa compagne depuis 5 ans. La guerre entre la France et la Prusse éclate en juillet 1870. La France la perd, le Second empire chute, ce qui lui évite des poursuites judiciaires pour ses propos anti-bonapartistes. Ils partent vivre à Marseille puis à Bordeaux et reviennent à Paris en 1871. Dès 1875, il perçoit des honoraires pour la vente de ses romans. C'est la fin définitive des soucis financiers. Il achète en 1878 avec les droits d'auteur de L’Assommoir, une maison à Médan. En 1888, il est fait chevalier de la Légion d'Honneur et tombe amoureux de la lingère de sa femme, Jeanne Rozerot, qui devient sa maîtresse. Le ménage traverse une grave crise. Quand naît, en 1889, Denise, sa fille et celle de Jeanne, Alexandrine, ne pouvant lui faire connaître les joies de la paternité, finit par accepter cette relation. Son "second foyer" vit à Verneuil, où il vient régulièrement voir ses enfants et s'adonner à sa passion, la photographie. En 1900, il sera le reporter photographique de l'Exposition universelle.

L'affaire Dreyfus
Animé par un zèle nouveau et réformiste, inspiré par son désir de préparer un monde meilleur pour ses enfants, Zola se lance dans une série de romans, ouvertement didactiques, Les Trois Villes. Avant la publication du 3ème volume, Paris, Zola est persuadé de l'innocence de l'officier juif, Alfred Dreyfus, tenu coupable de trahison et condamné en décembre 1894 à la prison à perpétuité. Le romancier intervient par une série d'articles et de pamphlets dont l'apogée est J'accuse, publié dans L'Aurore le 13 janvier 1898. Il est condamné pour diffamation et s'exile en Angleterre, à partir du 18 juillet 1898. Avant son retour en France, le 5 juin 1899, il commence à écrire une nouvelle série de romans, Les Quatre Evangiles, qu'il ne terminera jamais. Sa ténacité est récompensée. En septembre 1899, Dreyfus est à nouveau jugé, reconnu coupable, pour être finalement gracié. En 1906, Alfred Dreyfus est réhabilité et réintégré dans les rangs de l'armée.

La fin d'un bonheur à Verneuil
Dans leur appartement parisien, Denise, 7 ans, et Jacques, 5 ans, rêvent aux vacances à Verneuil. Sitôt les beaux jours, on embarque gare Saint-Lazare : une heure de train et un dépaysement assuré à Verneuil, avec ses 660 habitants. Emile Zola arrive de Médan à bicyclette. Murs élevés, lourde porte cochère, vaste jardin toujours vert, allées ombragées, profusion de dahlias et de roses trémières, blanche maison au perron accueillant. Ici commence le paradis du 5 de la rue de Bazincourt à Verneuil. Cris d'enfants et course à perdre haleine : Denise et Jacques se jettent dans les bras de leur père. Apparaît radieuse dans la lumière, leur mère, Jeanne Rozerot. Zola vit déchiré entre 2 amours. Alexandrine, sa femme, qui ne lui a pas donné d'enfant, a surmonté son chagrin et permis les visites à Verneuil. Jeanne, discrète et courageuse, prodigue aux enfants et au père une tendresse passionnée. Au programme, très souvent, séance de photos. Zola réclame le naturel et excelle aux instantanés. De juin à septembre 1897, il réalise un véritable reportage de ses enfants jouant dans le jardin de Verneuil. Il constitue ainsi un charmant album qu'il intitule Histoire vraie et qu'il dédie à Jeanne. Denise raconte, dans Emile Zola raconté par sa fille, ce que fut le dernier adieu de Zola à ses enfants : "Le 27 septembre 1902, il vint nous embrasser à Verneuil. Nous devions rentrer le lendemain à Paris. Je ne sais plus pourquoi nous ne l'avons pas accompagné, comme d'habitude, jusqu'à quelque cent mètres de la maison. Nous étions restés devant la porte cochère, le regardant s'éloigner et tourner la tête de notre côté, une dernière fois, avant de disparaître au coin de la rue. Nous ne devions plus le revoir que sur son lit de mort, quelques jours plus tard." Emile Zola meurt asphyxié dans la nuit du 29 septembre 1902, la cheminée de son appartement parisien s'étant encrassée. La mort de Zola ébranle le pays. Ses funérailles sont un événement national. Dans son discours funèbre, par une phrase restée célèbre, un ami de l'écrivain reconnaît en l'auteur de J'accuse, un moment de la conscience humaine. En 1908, le corps d'Emile Zola est transféré au Panthéon.


Jean D’Esparbès
Jean est né à Verneuil sur Seine le 9 mars 1899. Son père Georges était conservateur du palais de Fontainebleau, admirateur et historien du Ier Empire. Sa jeunesse se passe dans le château, au milieu des fêtes réunissant tous ceux qui comptent à cette époque. Il rencontre Renoir, et fait avec son père une visite à Antibes, chez Pierre Bonnard. Très tôt, il manifeste le désir d’être peintre. Son père lui permet d’utiliser une pièce du pavillon des Aumôniers. Durant la guerre, trop jeune pour être mobilisé, il assiste aux cours de l’école des Arts décoratifs. Il connaît la grande époque de Montparnasse, rencontre Derain, Modigliani, et même Lénine. En 1929, il s’installe sur Butte Montmartre, rue Lepic, puis rue du Mont Cenis face à l’ancienne maison de Mimi Pinson. Il devient une des figures locales et fréquente le restaurant chez Pomme, lieu de rencontres des montmartrois et parisiens célèbres. Il se lie d’amitié avec Francis Carco, Roland Dorgelès, Céline. Son ami Marcel Aymé écrit : “Dans ses portraits, ses compositions, il explore un monde secret s’exprimant sur sa toile dans une tonalité vert trouble qui paraît être la couleur de ses rêves”.
Hormis quelques natures mortes, les figures humaines constituent la majeure partie de son œuvre : autoportraits et portraits, arlequins, musiciens, joueurs d’échecs, saltimbanques, noces de campagne, masques, Don Quichotte, scènes de la Bible, maternités. Les paysages sont rares et toujours habités. Hanté par la mort, ses compositions sont mélancoliques, à son image. On ressent une grande tendresse dans certaines œuvres, notamment devant ses Enfants endormis. Il décède à Montmartre le 4 décembre 1968. En 1990, sa femme, voulant rappeler l’affection que son mari portait à Verneuil, offre à la ville de Verneuil le tableau peint en 1957 La ravaudeuse de drapeaux, représentant une vieille femme occupée à recoudre un drapeau français. La hampe cassée, les lambeaux des 3 couleurs, le regard terrifié de la vieille donnent à la composition quelque chose de poignant.

Paul Vogler
Paul Vogler est né à Paris en 1852. Il n'a jamais étudié avec un professeur ou travaillé dans un studio, ni fréquenté une bonne école ou une académie d'art. Admirateur de Sisley, il en a adopté la palette et la technique. Bien qu'il n'ait pas reçu l'instruction formelle de Sisley, l'artiste, plus âgé, a été son mentor. Vogler possédait une facilité et une sensibilité dans sa peinture qui a été souvent notée par ses contemporains. Il a mérité par son œuvre de figurer parmi les peintres impressionnistes de paysage. L’hiver était sa saison de prédilection. Il a composé des toiles connues pour leurs couleurs fraîches et harmonieuses et leur description radiante de la lumière Il a exposé avec Bonnard, Vuillard, Lautrec et Signac, galerie Vollard. Il décède à Verneuil en 1904.




Les armoiries des seigneurs de Verneuil

Marly
( Moyen Age)

De Montmorency
( Moyen Age)

Narbonne
( Moyen Age)

Aleaume
( XIVème siècle)

Dolu
( XVIème siècle)

D'or à la croix de gueules d'un fretté d'argent cantonnée de 4 alérions d'azur.
De gueules.
De gueules à la bande d'or chargée d'un lion passant de sable lampassé et armé de gueules.
De gueules à 2 barbeaux adossés d'or et surmontés d'une aigle employée de même.
         
Olier
( XVIIème siècle)

Romé
( XVIIIème siècle)

Randon de Lucenay
( XVIIIème siècle)

Lamoignon de Malesherbes
( XVIIIème siècle)

Olivier de Sénozan
( XVIIIème siècle)

D'or au chevron de gueules accompagné de 3 grappes de raisin d'azur : 2 en chef, une en pointe.
D'azur au chevron accompagné de 2 molettes d'éperon et en pointe d'un renard passant, le tout d'or.
D'azur à une fasce d'or, chargée d'un cœur de gueules et accompagné en chef de 2 gerbes d'or et en pointe d'une ancre d'argent.
Losangé d'argent et de sable au franc quartier d'hermine.
D'or, à un olivier de sinople, adextré d'un lion couronné de gueules, grimpant à l'arbre qui est Sénozan.
         
Clérel de Tocqueville
( XIXème siècle)

Le Peletier de
Saint-Fargeau
( XIXème siècle)

Le Peletier de  Mortefontaine
( XIXème siècle)

Talleyrand-Périgord
( XIXème siècle)

De Ligne
( XXème siècle)

D'argent, à la fasce de sable accompagné en chef de 3 merlettes de même et en pointe de 3 tourteaux de gueules, alias d'azur.
De sable, à la croix d'or chargée en cœur d'un chevron de gueules et en pointe d'une rose de même boutonnée d'or, le chevron accosté de 2 molettes d'éperon de sable sur la traverse de la croix.
De gueules à 3 lionceaux d'or, 2 et un, lampassés, armés et couronnés d'azur.
D'or à la bande de gueules.