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Des personnages illustres ou de grands
écrivains ont fréquenté ou habité Verneuil et son château.
Les personnages celebres de Verneuil
Estienne Aleaume
Né d’une famille originaire d’Orléans, Estienne Aleaume, écuyer
et seigneur de la Motte, acquiert le 21 décembre 1517 les terres
les seigneuries de Verneuil et de Vernouillet. Il épouse Jeanne
Tenon et ont 4 enfants.
A partir de 1520, il devient aussi seigneur de Bazincourt. Pour
les seigneuries de Verneuil et de Bazincourt qui dépendent directement
du Roi, il doit promettre fidélité à François
1er par l’acte de foi et hommage. C’est chose faite le 15
février 1527. Il meurt à Verneuil en septembre 1555. Son fils
Louis fréquentait les poètes de La Pléiade.
René Dolu
En 1598, après son mariage avec Marie Aleaume, René Dolu, seigneur
d’Ivoy en Berry, reçoit la seigneurie de Verneuil. René Dolu est
le fils de Jehan Dolu, bourgeois de Paris, notaire et secrétaire
du Roi. Il devient maître de la Chambre aux deniers et grand audiencier
de France. Le 15 septembre 1599, il marie sa fille Marie avec
Jacques Olier, conseiller au Parlement de Paris, puis intendant
à Lyon et conseiller d’Etat. Il leur donne la seigneurie de Verneuil.
Jean-Baptiste Jacques Olier
Il naît en 1662. Seigneur de Préaux, il prend le titre de marquis
de Verneuil. Il devient conseiller de Louis
XIV, commis de Louvois
et premier Chambellan de Monsieur, frère de Louis XIV en 1698.
Il épouse le 22 février 1690 Marie de Malherbe. Il meurt le 17
juillet 1711.
Anne Nicole de Lamoignon, comtesse de Sénozan |
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Née en 1718. Elle
achète la seigneurie de Verneuil en 1780. Le jardinier du
château cultive les orangers pour lesquels Madame de Sénozan
a fait construire l’orangerie. En juillet 1788, elle quitte
la rue Montmartre, où elle habite non loin de son frère
pour aller rue Saint-Honoré. Le grand architecte Antoine
dirige les travaux d’installations et rénove l’hôtel à la
mode du jour. Le 4 novembre 1793, Anne Nicole est arrêtée
et conduite en prison. Faute de place, elle est ramenée
chez elle où 2 sans-culottes sont chargés de la garder.
En avril 1794, Anne Nicole Lamoignon de Sénozan, âgée de
75 ans, est transférée à la maison d’arrêt de Port-Royal.
Après le jugement, elle est conduite à l’échafaud dans la
même charrette que la sœur de Louis XVI, Élisabeth
de France. Elle est guillotinée le 10 mai 1794.
Son illustre frère Guillaume-Chrétien
de Lamoignon de Malesherbes, ministre
d’Etat, permit l'achèvement de l'Encyclopédie de
Diderot et d'Alembert. |
Avocat
du roi Louis XVI, il est arrêté en décembre 1793 et guillotiné
avec toute sa famille. Le célèbre peintre et pastelliste
Maurice
Quentin de La Tour, fit le portrait de la comtesse
de Sénozan en 1738.
Son œuvre la plus célèbre, Madame de Pompadour
(1755), témoigne de la sensibilité avec laquelle le peintre
parvenait à rendre vivant le cadre dans lequel posait son
modèle. Tous ses pastels sont un résumé de sa vie, mais
aussi une véritable anthologie des personnalités qui marquèrent
le siècle de Louis XV. Il confessait, au sujet de ses modèles
: "Ils croient que je ne saisis que les traits
de leurs visages, mais je descends au fond d'eux-mêmes à
leur insu et je les remporte tout entier". |
Albert-Marie de Romé, marquis de Vernouillet
Né à Verneuil le 13 juin 1730, il devient marquis de Vernouillet
à la mort de son frère André-Charles Louis tué à la bataille de
Minden le 1er août 1759. Il fut, comme son frère, lieutenant-colonel
de cavalerie et chevalier de l’Ordre royal et militaire de Saint-Louis.
Il épouse le 14 février 1759 Marie Nicole Dionis des Carrières.
Il se sépare en 1773, contre 900 000 livres, de la seigneurie
de Verneuil, au profit de Pierre Louis Paul Randon de Lucenay,
ancien Maréchal Général des Logis des armées du Roi. Il est commandant
de la garde nationale à Blois quand le Comité de salut public
l’accuse de vouloir livrer la ville aux Vendéens. Il est condamné
à mort et meurt sur l’échafaud le 15 novembre 1793, en compagnie
de Pierre Gilbert de Voisins, seigneur de Villennes et Médan.
Jacques-Denis Antoine
Né en 1733, il fut l’un des architectes parisiens les plus appréciés
de la fin de l'Ancien régime. En 1768, il emporte le concours
de la reconstruction de l'hôtel de la Monnaie, quai de Conti à
Paris. Il s'emploie à son édification entre 1771 et 1777. En 1770,
Antoine est nommé membre de l'Académie d'architecture. L'année
suivante, il fait un voyage en Italie avec Charles de Wailly.
A son retour, son style évolue vers une créativité plus grande
et un retour à l'antique (hôtel de ville de Cambrai, escalier
et salle des pas perdus du palais de Justice et hôpital de la
Charité à Paris). En 1773, il est reçu à l'Académie royale d'architecture.
Il est également l'auteur des hôtels parisiens de Maillebois et
de Fleury (école des Ponts et Chaussées), de Berwick (à Madrid),
ainsi que l'hôtel des Monnaies de Berne. Il meurt en 1801. Il
dirigea la rénovation du château de Verneuil et prodigua ses conseils
pour la restauration de la Grande rue.
Suzanne le Peletier de Saint-Fargeau |
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Fille de Louis Michel
Le Peletier de Saint-Fargeau, président au mortier du Parlement
de Paris avant 1789, élu député de la Noblesse aux Etats
généraux puis de l'Assemblée constituante, dont il devient
président le 2 juin 1790. Il vote la mort de Louis XVI,
raison pour laquelle il est assassiné au Palais-Royal par
un ancien garde du corps de Louis XVI en janvier 1793. Considéré
comme le premier martyr de la Révolution il est inhumé au
Panthéon. Sa mort a été peinte par David. Dans un élan d’enthousiasme,
la Convention, au nom du peuple français, adopte Suzanne
pour fille. On l’appellera Mademoiselle Nation.
Son cas servira d’exemple pour établir la loi sur l’adoption.
Elle se marie avec Léon Le Peletier, comte de Mortefontaine
et aura 2 enfants : Marguerite Marie Louise née le 28 octobre
1809 (qui deviendra Madame de Boisgelin) et Suzanne Françoise
le 8 août 1811 (qui deviendra Madame Ernest de Talleyrand-Périgord).
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Le 17 septembre
1817, l’acte de vente du château de Verneuil est signé entre
les Tocqueville et Madame de Mortefontaine. Elle s’éteint
à l’âge de 47 ans, le 19 août 1829. Son portrait est réalisé
en 1806 par David,
peintre officiel du Premier Empire. Sa première représentation
majeure est Bonaparte au Grand Saint-Bernard. Il
réalisera Le Sacre de Napoléon en 3 ans. |
Marguerite Le Peletier de Mortefontaine, marquise de Boisgelin
Marguerite Le Peletier de Mortefontaine naît le 28 octobre 1809
à Paris. Elle se marie le 15 mars 1827 avec Edouard de Boisgelin
(issu d’une famille illustre). Des appartements leur sont réservés
au château de Verneuil. Edouard de Boisgelin décède le 2 janvier
1866 à Saint-Fargeau (Yonne). Marguerite décèdera le 10 août 1890
à Paris.
Suzanne Françoise Aglaé, comtesse de Talleyrand-Périgord, la mère
de Marguerite
Fille de Louise Suzanne le Peletier de Saint-Fargeau, Suzanne
Françoise naît le 8 août 1811. Elle épouse le 14 octobre 1830,
le vicomte Ernest
de Talleyrand-Périgord. Ainsi intervient à nouveau dans l’histoire
de Verneuil, la famille dont le représentant le plus connu est
sans conteste Charles
Maurice, en un mot Talleyrand. Elle meurt au château de Verneuil
le 24 septembre 1893.
Marguerite de Talleyrand-Périgord, Princesse de Ligne |
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Fille de Suzanne
Françoise Aglaé, comtesse de Talleyrand-Périgord, elle naît
le 29 mars 1832 à Paris. Elle épouse à Paris, le 30 septembre
1851, Henri Maximilien Lamoral, Prince de Ligne.
En devenant Princesse de Ligne par son mariage, l’héritière
de Verneuil ajoute à la succession des châtelains un dernier
nom prestigieux. Henri de Ligne (1824/1871) appartient à
une très ancienne famille implantée depuis le Moyen-âge
dans le Hainaut.
Elle meurt à Paris le 3 juillet 1917. |
Mélanie, Princesse de Ligne
Fille de Marguerite de Talleyrand-Périgord, elle naît en 1855.
Elle épouse Frédéric, duc de Beaufortin. Elle décède en 1931.
Hervé Louis François Bonaventure Clérel, comte de Tocqueville |
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Né en 1772 à Menou (Nièvre), seigneur de Tocqueville et de
Tourlaville. Quand commence la Révolution, le jeune homme
s’engage dans la garde constitutionnelle de Louis XVI. Ne
pouvant rien pour le salut du Roi, il part en Picardie chez
l’abbé Lesueur. Il entre en relation avec la famille de
Malesherbes et épouse le 12 mars 1793, la petite fille de
l’avocat du Roi, Louise Madeleine Le Peletier de Rosanbo.
A Verneuil, Hervé de Tocqueville s’efforce d’effacer les
traces de la Révolution. En septembre 1804, il accepte de
l’Empereur les fonctions de maire qu’il gardera jusqu’en
juillet 1814. Héritier d’un vaste domaine séquestré et mal
géré, il remet en état les cultures et rénove sa propriété
: dépendances, pressoir, foulerie, colombier, bois et petits
étangs. |
| En 1806,
il transforme le jardin à la française du château en un
parc à l’anglaise où les arbres rares, tulipiers et catalpas,
voisinent avec le cytise, le chèvrefeuille, le jasmin et
le jardin potager où le jeune Alexis plante des pois.Préfet
du Maine et Loire en 1814, Préfet de l’Oise en 1815, puis
à Dijon et Metz. Il vend le château de Verneuil le 17 septembre
1817 à Suzanne Le Peletier de Saint-Fargeau, comtesse de
Mortefontaine. Il est nommé comte héréditaire par Louis
XVIII et pair de France par Charles X. Il meurt à Clairoix
(Oise) en 1856. |
Alexis de Tocqueville |
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Une enfance
vernolienne
En 1794, le tribunal révolutionnaire envoie ses proches
à l’échafaud : son arrière-grand-père Malesherbes et sa
sœur, Anne Nicole de Sénozan, châtelaine de Verneuil, ses
grands-parents Rosanbo et leur fille Aline,
guillotinée avec son mari, Jean-Baptiste de Chateaubriand,
frère de l’écrivain. Au moment où ses parents allaient subir
le même sort, Hervé de Tocqueville et Louise
de Rosanbo sont sauvés par la réaction thermidorienne.
Ils élèvent à Verneuil leurs neveux orphelins, Louis et
Christian de Chateaubriand, avec leurs 3 fils, Hippolyte,
Édouard et Alexis, né en 1805. Évoquant dans les Mémoires
d’outre-tombe ses visites à Verneuil, Chateaubriand
disait d’Alexis : "Il était plus gâté à Verneuil
que je ne l’avais été à Combourg". Les longs séjours
de vacances à Verneuil ont marqué le petit garçon, élevé
dans le cadre champêtre et raffiné d’une société aristocratique.
Son père, formé à la carrière de Préfet, initie ses fils
à la politique. Le vieil abbé Lesueur, précepteur de 2 générations
de Tocqueville, enseigne à Alexis le latin et la littérature.
De ses leçons, il retiendra l’art du style et le goût des
auteurs classiques. Benjamin dans la bande des 5 garçons,
il regarde avec envie ses 2 grands frères entrer avec leur
père dans la garde des Princes, après la chute de Napoléon.
La découverte de l’Amérique
Alexis achève sa scolarité à Metz où son père est Préfet.
Il entreprend des études de droit qui lui valent en 1827
un poste de juge-auditeur au tribunal de Versailles. |
| Légitimiste
de tradition, hostile au nouveau gouvernement qui, après
la Révolution de 1830, installe au pouvoir le roi Louis-Philippe,
il aspire à d’autres horizons et obtient un congé de 18
mois pour étudier, avec son ami Gustave de Beaumont, le
système pénitentiaire américain.Les 2 jeunes gens embarquent
au Havre et arrivent à New-York, le 11 mai 1831. En bons
reporters soucieux d’enquêter sur le Nouveau Monde, ils
visitent les grandes villes des États-Unis, entrecoupant
leur circuit par 2 grands voyages, le 1er vers le nord-ouest
du Canada, le second vers le Sud, de la Nouvelle-Orléans
à Washington.De toutes les observations et notes recueillies
sur place, Alexis tire une 1ère partie de son œuvre magistrale
De la démocratie en Amérique, parue en 1835, puis
une seconde en 1840. Il se marie avec Mary Mottley, et hérite
du château de ses ancêtres, près de Cherbourg.
L’homme public
et l’homme privé
Fort du succès de son livre, Tocqueville se fait élire en
1837 député de Valognes, dans la Manche. Prophétisant la
Révolution de 1848, il lance ce solennel avertissement à
la Chambre : "Nous nous endormons, à l’heure qu’il
est, sur un volcan". Ses écrits rencontrent un
grand succès. Il est élu à l’Académie des sciences morales
et politiques en 1838, et entre à l’Académie Française en
1841. Réélu à l’Assemblée Constituante de 1848 comme républicain
modéré, il est nommé ministre des Affaires étrangères de
juin à octobre 1849 dans le cabinet d’Odilon Barrot. Alarmé
par la marche de Louis-Napoléon vers le pouvoir personnel,
il proteste contre le coup d’État du 2 décembre 1851. Il
sera arrêté et incarcéré à Vincennes quelques jours. Atteint
de la tuberculose, il se retire des affaires et se consacre
à un nouvel ouvrage, L’ancien Régime et la
Révolution, où il s’efforce de dresser le bilan économique
et social des événements. Cet ouvrage, publié en 1856, connaît
un vif succès. Gentilhomme campagnard, il perpétue, en son
château normand, la vie menée à Verneuil. Il offre l’hospitalité
à ses amis et travaille dans un lieu retiré où aucun bruit
ne vient troubler sa méditation. Alexis de Tocqueville meurt
de la tuberculose le 16 mars 1859 à Cannes.
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François-René de Chateaubriand |
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Né le 4 septembre
1768. Chateaubriand est issu d'une vieille famille aristocratique
de Saint-Malo. Ayant perdu sa mère très jeune, il passe
une enfance souvent morose dans le château de Combourg en
Bretagne. Destiné à la carrière de marin, conformément à
la tradition familiale, il est tenté bien davantage par
la prêtrise et la poésie. A 18 ans, il est présenté au roi
Louis XVI à Versailles et fréquente les salons parisiens.
En avril 1791, par goût de l'aventure, il s'embarque pour
l'Amérique. Il en rapporte de volumineuses notes qui vont
nourrir ses œuvres littéraires, notamment son Voyage
en Amérique (1826). Revenu à Saint-Malo au début de
l'année 1792, il se marie puis rejoint en Allemagne l'armée
contre-révolutionnaire. Blessé, malade, il se réfugie en
Angleterre où il passe 7 ans d'exil et de misère. Affecté
par la mort de sa mère et de l'une de ses sœurs, il se tourne
vers la foi catholique dont il s'était écarté, et décide
de commencer, ce qui sera la grande œuvre de sa vie, Les
mémoires d'Outre Tombe, dont une partie fut écrite
à Verneuil. Il se consacrera pendant 30 ans à la rédaction
de ce chef-d'œuvre qui ne sera publié qu'après sa mort.
Chateaubriand va faire la connaissance de Madame
Récamier qui deviendra l'amour de sa vie. Nommé secrétaire
d'ambassade à Rome (1803), il s'enthousiasme pour les paysages
italiens. Mais, après l'exécution du duc d'Enghien (1804),
il démissionne. Deux ans plus tard, il s'embarque avec sa
famille pour l'Orient et visite la Grèce, la Turquie, Jérusalem.
Napoléon veut que Chateaubriand soit de l'Institut et le
lui fait dire par Fontanes. Sur le refus de l'écrivain,
l'Empereur le menace de l'emprisonner à Vincennes. |
Il est élu le 20 février 1811 année de la publication de
son Itinéraire de Paris à Jérusalem, à une grosse
majorité. Les hardiesses contenues dans son discours de
réception émurent l'Institut. Le discours fut remis à l'Empereur
qui, n'ayant pu faire fléchir l'auteur, en interdit la lecture.Chateaubriand
est exilé à Dieppe, avec ses amies Madame Récamier et Madame
de Staël. Durant les Cent-Jours, Louis XVIII, réfugié
en Belgique, le fait ministre de l'Intérieur. Après Waterloo
et l'exil de l'empereur à Sainte-Hélène, il devient Pair
de France et ministre d'État. Il est nommé, en 1822, ministre
des Affaires étrangères. Mais sa santé décline. Et c'est
Juliette Récamier, qui recueille son dernier souffle à Paris,
le 4 juillet 1848. Elle coupe une mèche sur son front et
déposera sur son cœur qui a cessé de battre, un bouquet
de verveine. Le 19 juillet, selon son souhait, Chateaubriand
est inhumé à Saint-Malo. |
Etienne-Louis Blanquart de Bailleul
Fils du baron Blanquart de Bailleul, il naît à Calais le 26 décembre
1790. Engagé très jeune dans les armées de Napoléon, il fait les
campagnes de Wagram (1809), de Russie (1812), de France (1814)
et celle de 1815. Il est nommé commissaire des Guerres le 6 novembre
1813 et reçoit la Légion d’Honneur le 25 avril 1821. Sous-intendant
à Arras, il fait partie, de 1836 à 1840, de la société littéraire
de l’Académie de la ville. Il reçoit la médaille de Sainte-Hélène,
décrétée par Napoléon III, le 12 août 1857. Agé de 70 ans, il
se retire à Verneuil en 1860, tout auréolé de gloire militaire.
Doué d’une aptitude à versifier, le vieux militaire écrit des
poèmes pleins de courtoisie et d’admiration respectueuse qu’il
porte aux châtelaines de Verneuil. Il meurt le 25 avril 1883.
Son corps est transféré au cimetière du Montparnasse.
Alfred de Musset |
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Il naît à Paris le
11 décembre 1810 au sein d'une famille où l'on a le goût
des lettres et des arts. Au lycée Henri IV, il obtient en
1827 le Prix de dissertation latine au Concours général.
Il a 19 ans lorsqu'il publie son 1er recueil de poèmes,
Contes d'Espagne et d'Italie (1830). Alors que
les romantiques font dans le monumental et les amours torturées,
Musset se montre brillant, ironique et léger. Il fréquente
Alfred de Vigny, Sainte-Beuve et Victor Hugo. Enfant terrible
du mouvement romantique par sa fantaisie, son indépendance
et son admiration pour l'art classique, Musset, comme tous
les auteurs de son temps, s'oriente vers le théâtre qui
procure célébrité et argent. La production de sa 1ère pièce,
la Quittance du diable, est annulée à cause des
troubles révolutionnaires de juillet 1830. Sa 2ème pièce,
la Nuit vénitienne, est un échec total. Sifflé par le public,
Musset renonce alors à la scène, mais pas à l'écriture théâtrale,
qu'il exercera en toute liberté, sans se soucier des contraintes
pratiques de la scène et du style à la mode. |
En 1832,
il publie le 1er tome d'Un spectacle dans un fauteuil, puis,
en 1833, Les Caprices de Marianne. Au cours d’un
dîner, Musset rencontre George
Sand déjà célèbre. Ils auront une liaison orageuse,
qui culminera lors d'un voyage à Venise au début de 1834.
Pendant leur séjour, Musset tombe gravement malade et souffre
d'hallucinations et de crises de démence. Après une série
de ruptures et de réconciliations, leur liaison se termine
en 1835. Cette liaison va donner à son génie la maturité
qui lui faisait défaut. Il écrit Fantasio et On
ne badine pas avec l'amour, pièces qui offrent un mélange
de fantaisie légère et de cynisme masquant un profond désespoir.
De l'épreuve bouleversante de la rupture va naître un chef-d’œuvre
inclassable, réputé injouable, diamant du romantisme français,
Lorenzaccio (1834). Mais un mal singulier frappe
Musset : l'ennui de vivre, qu’il explique par des raisons
historiques et les espoirs déçus de toute la génération
née comme lui avec le siècle. Incapable de surmonter cette
crise existentielle, Musset, à 28 ans, aura donné le meilleur
de lui-même. Le rythme de son écriture et la qualité de
sa production ralentissent. En 1840, la publication de ses
principales pièces de théâtre sous le titre Comédies
et proverbes, marque chez Musset la fin de sa vigueur
littéraire. A 30 ans, sa vie déréglée par des abus de toutes
sortes affaiblit son intellect, sa capacité de concentration
et ses forces créatrices. Un événement inattendu vient illuminer
les dernières années de sa vie. En 1847, la Comédie Française
joue sa pièce, Les Caprices de Marianne. C'est
un véritable triomphe et une surprise pour tout le monde,
Musset compris. Malade, découragé malgré une double reconnaissance
officielle (Légion d'Honneur en 1845 et élection à l'Académie
française en 1852), il déclinera doucement dans la solitude
jusqu'à sa mort dans l'indifférence quasi générale, oublié
de ses contemporains, le 2 mai 1857. |
Le général François Stanislas Crespin
Les Crespin, très ancienne famille de Meulan, s’implantent à Verneuil
au XVIIIème siècle. François Stanislas Crespin est né à Paris
le 21 août 1810. Sa carrière militaire est brillante. Le 31 mars
1831, il s’engage dans le 1er régiment de Dragons. Le 28 décembre,
il passe au 2ème régiment de chasseurs d’Afrique comme maréchal
des Logis. Sa bravoure et ses nombreux faits d’armes en Afrique
du Nord dans les combats contre Abd-El-Kader lui valent blessures
et citations. Il gravit tous les échelons de la hiérarchie militaire.
Le 19 mars 1843, il reçoit la Légion d’Honneur. Il passe ensuite
par l’école de cavalerie de Saumur, et est promu capitaine. Sous
le Second Empire, il est nommé colonel au 6ème régiment de Cuirassiers
et fait la guerre de Crimée de mai 1854 à mai 1856. Après cette
campagne, le colonel Crespin préside à la fondation des Dragons
de l’Impératrice, puis est nommé général en 1861. Le 16 juillet
1870, à la déclaration de guerre contre l’Allemagne, le général
Crespin commande la 5ème division militaire à Metz. Prisonnier
de guerre, il revient en France après la capitulation. Le 9 mars
1872, il fait valoir ses droits à la retraite et se retire à Verneuil.
Le Général Crespin meurt au Petit Bazincourt le 22 décembre 1877.
Théodore Vibert
Né à Paris le 4 juin 1825, il devient avocat à la Cour d’Appel
de Paris. Orientaliste distingué, il écrit à Verneuil son 1er
roman Edmond Reille et la presque totalité des Girondins,
poème épique de plus de 10 000 vers paru en 1860. Il rencontre
à Verneuil Achille Millien. Théodore Vibert est l'auteur de nombreux
ouvrages historiques. Il meurt le 14 avril 1885 à Mer (Loir et
Cher). Il est enterré au cimetière de Verneuil.
Achille Millien |
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Né le 5 septembre
1838 à Beaumont-la-Ferrière (Nièvre), d'un père percepteur
et riche propriétaire, et de Jeanne Bouteau, femme à l'intelligence
fine, qui sème en lui l'amour des humbles, la sensibilité
aux êtres et aux choses. Il fait de brillantes études classiques
au lycée de Nevers et obtient son baccalauréat. Il revient
à Beaumont comme clerc de notaire. En 1859, à la mort de
son père, il abandonne la voie juridique et se consacre
aux lettres et à la poésie. Ce décès le fait hériter d'une
fortune lui permettant de consacrer son temps à la poésie,
tout en subvenant aux besoins de sa mère. En 1870, il écrit
Légendes d'aujourd'hui. Enfant, il avait souvent
entendu ses voisines raconter des histoires paysannes et
chanter de vieilles complaintes.
Devenu adulte, il va recueillir jusqu'au dernier mot, toute
cette littérature orale qui a bercé sa jeunesse. Ses premières
poésies sont publiées à Paris en 1877. En 1882, il se rend
auprès de cousins cultivateurs qui détiennent déjà un abondant
répertoire de leur mère. 4 de leurs 7 enfants ont pris l’initiative
d'écrire sur des cahiers tout ce qu'ils ont entendu. |
Les documents
sont incroyablement riches et diversifiés !Achille Millien
sillonne la province par voie ferrée, voitures de service,
carrioles de louage, cabriolet particulier, couchant à l'auberge
ou chez des proches. De 1886 à 1893, il collabore à plusieurs
parutions locales en fournissant des contes populaires.
Il ralentit ses enquêtes vers 1890 pour les arrêter en 1895.
Il s'attache en 1892 à la traduction de poèmes étrangers
et de chants d'Europe Centrale et d'Europe du Sud. A partir
de 1909, frappé d'hémiplégie, il accumule mauvaise santé
et tarissement des revenus. En 1921, Achille Millien est
décoré de la Légion d'Honneur. Il meurt dans la misère en
1927. |
Louis-Albert Bourgault-Ducoudray |
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Louis-Albert Bourgault-Ducoudray est né à Nantes le 2
févier 1840. Tout en achevant sa licence d’avocat, il
compose un petit opéra comique L’atelier de Prague.
En dehors de nombreuses tentatives romantiques, il sera
l’un des premiers à se positionner comme un observateur
rigoureux de cultures musicales différentes. Il arpente
la Grèce dès 1875 et influence ses successeurs par l’intermédiaire
de ses cours au conservatoire de Paris et par ses compositions.
Grand prix de Rome à 22 ans, professeur d’histoire de
la musique au conservatoire de Paris, compositeur talentueux
de cantates, d’opéra comique, il crée des chorales de
musique ancienne et dirige pour la 1ère fois en France
La passion de Haendel. C’est en 1879, qu’il arrive
par hasard à Verneuil à la recherche d’une maison de campagne
: il s’endort dans le train et se réveille à la gare de
Verneuil/Vernouillet. Il prodiguera ses conseils pour
le choix du nouvel orgue de l’église de Verneuil.
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C’est à
Verneuil qu’il compose son opéra Myrdin. Il meurt
à Vernouillet le 4 juillet 1910. |
Emile Zola |
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Emile Zola est l'un
des plus éminents romanciers européens du 19ème siècle.
A la fois journaliste et critique, il se fait une réputation
d'avocat du réalisme et de défenseur des peintres progressistes
de la période pré-impressionniste. Dramaturge et polémiste,
il joua un rôle décisif dans l'affaire Dreyfus. Sa vie personnelle
fut étroitement liée à celle de Verneuil.
Une enfance
difficile
Emile Zola est né à Paris le 2 avril 1840, unique enfant
d'une mère française, Emilie Aubert, originaire de la Beauce,
et d'un Vénitien de naissance et ingénieur civil, Francesco
Zola. En 1843, la famille s'installe à Aix en Provence.
Son père a été recruté pour la construction d'un barrage
et d'un canal. Il meurt soudainement le 28 mars 1847. Sa
famille se retrouve ruinée. Malgré tout, le jeune Zola connaît
une enfance heureuse sous le climat ensoleillé du Midi,
développant l'amour de la campagne et tissant des liens
d'amitié avec le peintre Cézanne. En février 1858, il est
contraint, autant par les difficultés financières de la
famille que par ses ambitions littéraires, d'aller vivre
à Paris. C'est un adieu à la Provence et la fin de la vie
sans souci. Ils s'installent dans un quartier modeste.
Il entre en seconde au lycée Saint-Louis. L'échec de Zola
au baccalauréat, en 1859, est un revers important, qui le
laisse dans un mal-être profond : pauvre, déraciné et échec
dans ses études. Il accepte alors de travailler et trouve
des emplois mal rétribués. Il demande la nationalité française
en 1861 et l’obtiendra un an plus tard. En 1862, il travaille
chez l'éditeur Hachette où il se hisse au rang de chef de
publicité. Ce poste lui donne l'occasion de rencontrer d'éminents
écrivains et critiques, et l'encourage à opter pour une
carrière de journaliste. En janvier 1866, il quitte Hachette
pour se consacrer entièrement à sa carrière d'écrivain.
Il publie un volume de nouvelles, Les Contes à Ninon
(1864), et un 1er roman autobiographique, La Confession
de Claude (1865).
En 1866, il fait scandale en défendant avec vigueur Manet
pour Mon salon, un recueil d'articles sur l'art. |
Les
"Rougon-Macquart"
Son 1er roman important, Thérèse Raquin (1867),
révèle son intérêt pour la peinture et l'influencedu réalisme
balzacien sur sa technique romanesque et l'impact des idées
scientifiques, contemporaines et antérieures, sur son développement
intellectuel, ses principes esthétiques et son art.Inspiré
par l'exemple de La Comédie humaine de Balzac,
Zola dresse en 1868 les plans d'une série de romans qui
deviendront plus tard les 20 volumes du cycle des Rougon-Macquart,
histoire naturelle d'une famille sous le Second Empire,
et constitueront sa préoccupation première pendant 25 ans.
La série retrace la vie des membres d'une famille dans des
contextes sociaux et politiques variés, du Coup d'Etat de
Louis-Napoléon, en décembre 1851 à la chute du régime impérial,
au moment de la guerre Franco-Prussienne et de la Commune
de 1870/1871. Chaque roman, partie intégrante de la série,
forme un tout, avec sa propre intrigue, son thème principal
et ses personnages. Parmi les chefs-d'œuvre reconnus de
la série, L'Assommoir (1877) illustre la vie dans
certains bas quartiers de Paris à travers les mésaventures
de Gervaise Macquart, tandis que, dans Germinal
(1885), le fils de Gervaise, Etienne Lantier, prend part
au violent conflit des mineurs grévistes dans le Nord. D'autres
romans couvrent des thèmes tels que la corruption et les
vices du régime impérial (La Curée, Nana),
les intrigues politiques de l'Empire (La Conquête de
Plassans, Son Excellence Eugène Rougon), les
mœurs de la classe moyenne (Une page d'amour, Pot-bouille),
le commerce et les nouveaux grands magasins (Au bonheur
des dames), le milieu des artistes (L'œuvre),
la vie paysanne (La Terre), le meurtre et les chemins
de fer (La Bête humaine), le monde des finances
(L'Argent), la guerre franco-prussienne (La
Débâcle). Après l'achèvement des Rougon-Macquart
(1893), Zola est reconnu comme le romancier le plus éminent
et le plus influent de son temps, bien que le monde littéraire
refuse de le reconnaître et de l'accepter à l'Académie française.
Deux familles
Le 31 mai 1870, il épouse Alexandrine Meley, sa compagne
depuis 5 ans. La guerre entre la France et la Prusse éclate
en juillet 1870. La France la perd, le Second empire chute,
ce qui lui évite des poursuites judiciaires pour ses propos
anti-bonapartistes. Ils partent vivre à Marseille puis à
Bordeaux et reviennent à Paris en 1871. Dès 1875, il perçoit
des honoraires pour la vente de ses romans. C'est la fin
définitive des soucis financiers. Il achète en 1878 avec
les droits d'auteur de L’Assommoir, une maison
à Médan. En 1888, il est fait chevalier de la Légion d'Honneur
et tombe amoureux de la lingère de sa femme, Jeanne Rozerot,
qui devient sa maîtresse. Le ménage traverse une grave crise.
Quand naît, en 1889, Denise, sa fille et celle de Jeanne,
Alexandrine, ne pouvant lui faire connaître les joies de
la paternité, finit par accepter cette relation. Son "second
foyer" vit à Verneuil, où il vient régulièrement voir
ses enfants et s'adonner à sa passion, la photographie.
En 1900, il sera le reporter photographique de l'Exposition
universelle.
L'affaire Dreyfus
Animé par un zèle nouveau et réformiste, inspiré par son
désir de préparer un monde meilleur pour ses enfants, Zola
se lance dans une série de romans, ouvertement didactiques,
Les Trois Villes. Avant la publication du 3ème
volume, Paris, Zola est persuadé de l'innocence
de l'officier juif, Alfred
Dreyfus, tenu coupable de trahison et condamné en décembre
1894 à la prison à perpétuité. Le romancier intervient par
une série d'articles et de pamphlets dont l'apogée est J'accuse,
publié dans L'Aurore le 13 janvier 1898. Il est condamné
pour diffamation et s'exile en Angleterre, à partir du 18
juillet 1898. Avant son retour en France, le 5 juin 1899,
il commence à écrire une nouvelle série de romans, Les
Quatre Evangiles, qu'il ne terminera jamais. Sa ténacité
est récompensée. En septembre 1899, Dreyfus est à nouveau
jugé, reconnu coupable, pour être finalement gracié. En
1906, Alfred Dreyfus est réhabilité et réintégré dans les
rangs de l'armée.
La fin d'un
bonheur à Verneuil
Dans leur appartement parisien, Denise, 7 ans, et Jacques,
5 ans, rêvent aux vacances à Verneuil. Sitôt les beaux jours,
on embarque gare Saint-Lazare : une heure de train et un
dépaysement assuré à Verneuil, avec ses 660 habitants. Emile
Zola arrive de Médan à bicyclette. Murs élevés, lourde porte
cochère, vaste jardin toujours vert, allées ombragées, profusion
de dahlias et de roses trémières, blanche maison au perron
accueillant. Ici commence le paradis du 5 de la rue de Bazincourt
à Verneuil. Cris d'enfants et course à perdre haleine :
Denise et Jacques se jettent dans les bras de leur père.
Apparaît radieuse dans la lumière, leur mère, Jeanne Rozerot.
Zola vit déchiré entre 2 amours. Alexandrine, sa femme,
qui ne lui a pas donné d'enfant, a surmonté son chagrin
et permis les visites à Verneuil. Jeanne, discrète et courageuse,
prodigue aux enfants et au père une tendresse passionnée.
Au programme, très souvent, séance de photos. Zola réclame
le naturel et excelle aux instantanés. De juin à septembre
1897, il réalise un véritable reportage de ses enfants jouant
dans le jardin de Verneuil. Il constitue ainsi un charmant
album qu'il intitule Histoire vraie et qu'il dédie à Jeanne.
Denise raconte, dans Emile Zola raconté par sa fille,
ce que fut le dernier adieu de Zola à ses enfants : "Le
27 septembre 1902, il vint nous embrasser à Verneuil. Nous
devions rentrer le lendemain à Paris. Je ne sais plus pourquoi
nous ne l'avons pas accompagné, comme d'habitude, jusqu'à
quelque cent mètres de la maison. Nous étions restés devant
la porte cochère, le regardant s'éloigner et tourner la
tête de notre côté, une dernière fois, avant de disparaître
au coin de la rue. Nous ne devions plus le revoir que sur
son lit de mort, quelques jours plus tard." Emile
Zola meurt asphyxié dans la nuit du 29 septembre 1902, la
cheminée de son appartement parisien s'étant encrassée.
La mort de Zola ébranle le pays. Ses funérailles sont un
événement national. Dans son discours funèbre, par une phrase
restée célèbre, un ami de l'écrivain reconnaît en l'auteur
de J'accuse, un moment de la conscience humaine. En 1908,
le corps d'Emile Zola est transféré au Panthéon. |
Jean D’Esparbès |
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Jean est né à Verneuil
sur Seine le 9 mars 1899. Son père Georges était conservateur
du palais de Fontainebleau, admirateur et historien du Ier
Empire. Sa jeunesse se passe dans le château, au milieu
des fêtes réunissant tous ceux qui comptent à cette époque.
Il rencontre Renoir, et fait avec son père une visite à
Antibes, chez Pierre Bonnard. Très tôt, il manifeste le
désir d’être peintre. Son père lui permet d’utiliser une
pièce du pavillon des Aumôniers. Durant la guerre, trop
jeune pour être mobilisé, il assiste aux cours de l’école
des Arts décoratifs. Il connaît la grande époque de Montparnasse,
rencontre Derain, Modigliani, et même Lénine. En 1929, il
s’installe sur Butte Montmartre, rue Lepic, puis rue du
Mont Cenis face à l’ancienne maison de Mimi Pinson. Il devient
une des figures locales et fréquente le restaurant chez
Pomme, lieu de rencontres des montmartrois et parisiens
célèbres. Il se lie d’amitié avec Francis Carco, Roland
Dorgelès, Céline. Son ami Marcel
Aymé écrit : “Dans ses portraits, ses compositions,
il explore un monde secret s’exprimant sur sa toile dans
une tonalité vert trouble qui paraît être la couleur de
ses rêves”. |
| Hormis
quelques natures mortes, les figures humaines constituent
la majeure partie de son œuvre : autoportraits et portraits,
arlequins, musiciens, joueurs d’échecs, saltimbanques, noces
de campagne, masques, Don Quichotte, scènes de la Bible,
maternités. Les paysages sont rares et toujours habités.
Hanté par la mort, ses compositions sont mélancoliques,
à son image. On ressent une grande tendresse dans certaines
œuvres, notamment devant ses Enfants endormis.
Il décède à Montmartre le 4 décembre 1968. En 1990, sa femme,
voulant rappeler l’affection que son mari portait à Verneuil,
offre à la ville de Verneuil le tableau peint en 1957 La
ravaudeuse de drapeaux, représentant une vieille femme occupée
à recoudre un drapeau français. La hampe cassée, les lambeaux
des 3 couleurs, le regard terrifié de la vieille donnent
à la composition quelque chose de poignant. |
Paul Vogler
Paul Vogler est né à Paris en 1852. Il n'a jamais étudié avec
un professeur ou travaillé dans un studio, ni fréquenté une bonne
école ou une académie d'art. Admirateur de Sisley, il en a adopté
la palette et la technique. Bien qu'il n'ait pas reçu l'instruction
formelle de Sisley, l'artiste, plus âgé, a été son mentor. Vogler
possédait une facilité et une sensibilité dans sa peinture qui
a été souvent notée par ses contemporains. Il a mérité par son
œuvre de figurer parmi les peintres impressionnistes de paysage.
L’hiver était sa saison de prédilection. Il a composé des toiles
connues pour leurs couleurs fraîches et harmonieuses et leur description
radiante de la lumière Il a exposé avec Bonnard, Vuillard, Lautrec
et Signac, galerie Vollard. Il décède à Verneuil en 1904.
Les armoiries des
seigneurs de Verneuil
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Marly
( Moyen Age)
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De
Montmorency
( Moyen Age)
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Narbonne
( Moyen Age)
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Aleaume
( XIVème siècle)
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Dolu
( XVIème siècle)
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D'or à la croix de gueules
d'un fretté d'argent cantonnée de 4 alérions
d'azur. |
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De gueules. |
De gueules à la bande d'or chargée d'un lion
passant de sable lampassé et armé de gueules. |
De gueules à 2 barbeaux adossés d'or et surmontés
d'une aigle employée de même. |
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Olier
( XVIIème siècle)
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Romé
( XVIIIème siècle)
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Randon
de Lucenay
( XVIIIème siècle)
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Lamoignon
de Malesherbes
( XVIIIème siècle)
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Olivier
de Sénozan
( XVIIIème siècle)
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D'or au chevron de gueules accompagné de 3 grappes
de raisin d'azur : 2 en chef, une en pointe. |
D'azur au chevron accompagné de 2 molettes d'éperon
et en pointe d'un renard passant, le tout d'or. |
D'azur à une fasce d'or, chargée d'un cœur
de gueules et accompagné en chef de 2 gerbes d'or
et en pointe d'une ancre d'argent. |
Losangé d'argent et de sable au franc quartier d'hermine. |
D'or, à un olivier de sinople, adextré d'un
lion couronné de gueules, grimpant à l'arbre
qui est Sénozan. |
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Clérel
de Tocqueville
( XIXème siècle)
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Le
Peletier de
Saint-Fargeau
( XIXème siècle)
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Le
Peletier de Mortefontaine
( XIXème siècle)
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Talleyrand-Périgord
( XIXème siècle)
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De
Ligne
( XXème siècle)
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D'argent, à la fasce de sable accompagné en
chef de 3 merlettes de même et en pointe de 3 tourteaux
de gueules, alias d'azur. |
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De sable,
à la croix d'or chargée en cœur d'un
chevron de gueules et en pointe d'une rose de même
boutonnée d'or, le chevron accosté de 2 molettes
d'éperon de sable sur la traverse de la croix. |
De gueules à 3 lionceaux
d'or, 2 et un, lampassés, armés et couronnés
d'azur. |
D'or
à la bande de gueules. |
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